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Avortement sécurisé - directives techniques et stratégiques à l’intention des systèmes de santé

Avortement sécurisé – directives techniques et stratégiques à l’intention des systèmes de santé

Organisation mondiale de la Santé. (‎2013)‎. Avortement sécurisé : directives techniques et stratégiques à l’intention des systèmes de santé, 2ème. Organisation mondiale de la Santé. ISBN 9789242548433

Au cours des deux dernières décennies, il y a eu, tant sur le plan des éléments d’appréciation d’ordre sanitaire et des technologies que de sa justifica- tion eu égard aux principes des droits de l’homme, une importante évolution touchant la dispensa- tion de soins médicaux complets et sûrs en cas d’avortement. En dépit de ces avancées, on estime que 22 millions d’avortements sont encore pratiqués chaque année dans de mauvaises conditions de sécurité avec, pour conséquence, une issue fatale pour quelque 47 000 femmes et des invalidités pour 5 millions d’autres.

Dans presque tous les cas, ces décès et ces invalidités auraient pu être évités si ces avortements provoqués avaient été pratiqués dans un cadre légal et dans de bonnes conditions de sécurité, ou si leurs complications avaient été correctement prises en charge, et en amont, si les patientes avaient eu accès à une éducation à la sexualité et à des services de planification familiale. Dans presque tous les pays développés, l’avortement sécurisé est autorisé soit sur demande de la femme, soit pour des raisons d’ordre socio-économique au sens large et les services correspondants sont généralement disponibles et facilement accessibles.

En revanche, dans les pays où l’avortement pro- voqué est soit soumis à d’importantes restrictions légales, soit impossible à obtenir, soit les deux à la fois, il est souvent le privilège des gens aisés, les femmes nécessiteuses n’ayant d’autre choix que de s’adresser à des avorteurs ou avorteuses qui opèrent dans de mauvaises conditions de sécurité avec, à la clé, une morbidité et une mortalité dont la responsa- bilité sociale et financière retombe sur le système de santé publique. Devant la nécessité de définir, preuves à l’appui, les meilleures pratiques en matière d’avortement sécurisé et soucieuse de protéger la santé et des femmes, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a mis à jour sa publication de 2004 Avortement médicalisé : directives techniques et stratégiques à l’intention des systèmes de santé (2). Pour cela, l’OMS a suivi la procédure qu’elle applique habitu- ellement lors de l’élaboration de lignes directrices, laquelle consiste notamment à identifier les questions et les résultats prioritaires ; à rechercher, à évaluer les éléments d’appréciation et à en faire la synthèse ; à formuler des recommandations ; et enfin, à organiser leur diffusion, leur mise en œuvre, l’étude de leur impact et leur actualisation.

En ce qui concerne les recommandations d’ordre clinique qui figurent au chapitre 2, des profils de données probantes rela- tifs aux questions jugées prioritaires ont été établis en s’inspirant de revues critiques systématiques récentes qui, pour la plupart, figurent dans la base de données de revues systématiques Cochrane. De plus, les chapitres 1, 3 et 4 de la publication initiale de 2004 ont été revus et mis à jour afin d’y inclure les estimations mondiales les plus récentes concernant les avortements pratiqués dans de mauvaises condi- tions de sécurité, des références bibliographiques nouvelles relatives aux prestations de services ainsi que les dernières tendances concernant la prise en compte législative des droits de l’homme au niveau international, régional et national.

Un groupe chargé de l’élaboration des lignes directrices, constitué d’experts internationaux, a passé en revue et révisé la première version des recommandations fondées sur les profils de données probantes en opérant selon un processus participatif basé sur la recherche d’un consensus.

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Source: https://apps.who.int/iris/handle/10665/78413